jeudi 26 octobre 2017

LES CHEERLEADERS DE LA NFL EN ROSE POUR APPUYER LA LUTTE CONTRE LE CANCER DU SEIN.


Rares doivent être les familles dont aucun membre n'a été victime du cancer du sein.  Au cours de sa vie, une femme sur huit en sera atteinte.  Ce sera votre soeur, votre tante, votre grand-mère, votre conjointe, votre fille.  Le cancer du sein touche même certains hommes.  Heureusement, au cours des dernières décennies, surtout depuis le milieu des années 1980, des campagnes publiques de sensibilisation et de prévention de cette terrible maladie ont permis d'amasser des fonds pour la recherche et le traitement médical.  Le volet informatif de ces interventions a aussi amené les femmes à participer au dépistage précoce de ce type de cancer qui cause le plus de mortalité chez les personnes de leur sexe.  Tous ces efforts pour contrer le cancer du sein ont porté fruits.  Aujourd'hui, plus de 85% des personnes qui en sont atteintes survivent et peuvent guérir.




Chaque année, en octobre, pour assurer le succès du mois de la sensibilisation et de la prévention du cancer du sein, des artistes et des sportifs célèbres font un travail de promotion important pour cette noble cause.  Soit parce qu'elles se sont battues elles-mêmes contre la maladie ou parce que leurs proches en ont été victimes.  Aux États-Unis, mentionnons les chanteuses Fergie, Sheryl Crow et Melissa Etheridge; l'actrice Reese Witherspoon, et la star du country Billy Ray Cyrus.  En Europe, Charlotte Gainsbourg et Claudia Schiffer s'impliquent cette année pour le financement des soins contre ce type de cancer.  En Océanie, Kylie Minogue a imité sa compatriote Olivia Newton John pour supporter les efforts visant à enrayer ce mal cruel.




Il y a quelques années, la célèbre designer Stella McCartney a frappé un grand coup en recrutant la splendide top modèle Kate Moss pour faire la publicité de sa campagne de levée de fonds pour lutter contre le cancer su sein.  Il va sans dire que les publicités montrant le renommé mannequin (ci-dessus) ne sont pas passées inaperçues !  Dans la même veine du marketing anti-cancer, l'humour est un autre moyen pour attirer l'attention du public afin qu'il aide les femmes à prévenir la maladie.  La Société Canadienne du Cancer a employé l'annonce ci-dessous pour inviter les jeunes étudiantes à examiner leur poitrine car, après tout, tous les gars de la classe l'ont déjà fait !  Bien que le cancer du sein frappe surtout les femmes à partir de la cinquantaine, les moins âgées n'en sont pas exemptes.  Une petite américaine de huit ans a même été opérée cette année pour se faire enlever des cellules cancéreuses au niveau de la poitrine.




Depuis quelques saisons, la Ligue Nationale de Football Américain (NFL) a joint les rangs des associations qui s'unissent pour aider à combattre le cancer du sein.  En octobre, à tous les matchs, joueurs, entraîneurs, personnel de soutien et cheerleaders portent un uniforme, un ornement symbolique, une pièce de vêtement ou d'équipement de couleur rose, pour signifier son appui à la cause.  Dans un sport très viril, et même brutal, comme le football, les meneuses de claques des clubs de la NFL sont à peu près les seules représentantes féminines dans ce milieu de mastodontes pesant parfois plus de 300 livres (135 kilos).  Parce qu'elles sont elles-mêmes des athlètes, ces magnifiques Pom-Pom Girls portant du rose sont de parfaites messagères pour indiquer la voie à suivre pour se prévenir ou combattre le cancer du sein.




En effet, plusieurs études ont démontré que les personnes qui pratiquent régulièrement des sports ou des activités physiques sont moins susceptibles de développer des cellules cancéreuses au niveau de la poitrine.  L'exercice et le sport diminuent ou réduisent le taux d'oestrogène, le taux d'insuline, les protéines de l'inflammation et d'autres facteurs de croissance qui peuvent "nourrir" ou faire apparaître le cancer du sein, surtout après la ménopause.  L'activité physique est bénéfique autant pour prévenir, combattre ou guérir le cancer du sein.  Elle aide également à atteindre son poids santé et à maintenir une bonne hygiène de vie, d'autres conditions favorables pour éviter ce type de cancer.

vendredi 12 juin 2015

ELLES SONT TROP "HOT" : LES CHEERLEADERS DES TEXANS CONTRIBUENT AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE DE LA PLANÈTE !


Les images qui nous viennent en tête lorsqu'on pense au Texas sont attribuables, en grande partie, à DALLAS, la fameuse série télévisée américaine, qui est diffusée depuis des décennies, un peu partout dans le monde.  Les personnages, les décors et les paysages que nous voyons dans ces épisodes, qui ont fréquemment battu des records de cotes d'écoute, nous montrent de vastes ranchs, des gratte-ciel impressionnants, des bolides rutilants, des cow-boys, des magnats du pétrole, des gens très "chics" qui boivent des spiritueux et mangent de d'appétissants steaks dans des restaurants luxueux.  On y fait étalage de l'opulence et de la démesure du "rêve américain".



DALLAS (photo ci-dessus, une partie de la distribution de la saison 2012) nous laisse aussi deviner qu'il fait chaud et humide dans cet état du sud du pays de l'Oncle Sam.  Les premières scènes de chaque épisode sont suivies par le célèbre thème musical de la série accompagnant de brèves séquences filmées montrant, entre autres, les fabuleuses cheerleaders des Cowboys de Dallas (photo ci-dessous), le club de football professionnel de la ville de la famille Ewing.  Mais une autre métropole du Texas, Houston, possède également une franchise de la National Football League (NFL).  Si elles sont moins renommées que leurs consoeurs de Dallas, les meneuses de claque des Texans de Houston n'en sont pas moins "sexy" et "hot".  Elles font grimper la température partout où elles passent, que ce soit sur les scènes sportives ou sociales où elles donnent des spectacles, ou sur les lieux des diverses activités communautaires ou humanitaires auxquelles elles participent.




Leur popularité est immense au Texas, surnommé «the lonely star state».  Toutes les institutions et les multiples associations de toutes sortes, présentes à Houston et dans ses environs, se les arrachent.  Dire qu'elles sont occupées est un euphémisme puisque les belles des Texans font pas moins de mille apparitions publiques par année.  Elles sont tellement en demande et leur agenda est tellement rempli, qu'il arrive qu'elles manquent un rendez-vous, comme ce fut le cas récemment.  En effet, le mois dernier, deux des pompons girls des Texans étaient attendues à une activité de l'école élémentaire "Blessing Elementary".  Elles ont brillé par...leur absence, ce qui a choqué royalement les enfants et les dirigeants de cette institution scolaire.  Les esprits se sont tellement échauffés que, pour protester contre cette rebuffade ou cet impair de l'organisation des Texans, on a publié sur les médias sociaux une photo du groupe d'enfants lésés arborant une banderole qui dénonçait le fait que les cheerleaders des Texans les avaient laissés tomber.




Le responsable de l'agenda des HTC (Houston Texans Cheerleaders), Kevin Cooper, a reconnu cette erreur due à une surcharge de l'horaire des meneuses de claques.  Si aucune de ces dernières ne s'est présentée ce jour-là au "Blessing Elementary School" c'est qu'une partie du squad était à Porto Rico pour les séances de prises de photos -en bikini- pour le très couru calendrier annuel des Texans (photo ci-dessus, Andrea).  Les autres, toutes des étudiantes ou des travailleuses à temps plein, n'étaient pas disponibles.  Un manque de communication a manifestement causé cette bévue des Texans qui se sont excusés et qui ont fait amende honorable en reprogrammant un autre rendez-vous avec les enfants et les dirigeants de l'école.  Ces derniers ont admis qu'ils s'étaient laissés emporter par leurs émotions en réagissant avec colère à l'absence des cheerleaders et qu'ils auraient pu mieux gérer la situation.  Par les proportions extrêmes qu'elle a prises, cette affaire démontre l'importance de la place que les HTC occupent dans le coeur des membres, petits et grands, de la communauté de Houston.




Il faut dire que, si les enfants de la "Blessing Elementary School" étaient aussi fâchés de ne pas avoir droit à l'irremplaçable présence des pompons girls des Texans, c'est peut-être aussi parce qu'ils étaient jaloux des étudiants du "Crosby High School" qui, quelques jours auparavant, avaient pu accueillir toute une délégation des HTC, à l'occasion de leur bal des finissants.  C'est une histoire incroyable qui avait amené ces charmantes demoiselles à participer à cette fête de graduation très spéciale.  Tout a commencé quand, peu de temps avant cette cérémonie de graduation, Mike Ramirez, un des finissants de cette école secondaire, discutait avec un ami en attendant le prochain cours.  Ayant récemment rompu avec sa petite amie de coeur, celui que les élèves de l'école surnommaient "Big Mike", en raison de sa forte corpulence, se demandait quelle fille pourrait bien accepter de l'accompagner au bal.  Farceur de nature, ce gros joueur de ligne de l'équipe de football de son école, eut soudain la folle idée d'envoyer un message texte, par téléphone, à une des cheerleaders des Texans, Caitlyn Rasmussen (photo ci-dessous), pour la convier à sa fête de graduation.




Croyant impossible que la superbe meneuse de claque, qui en sera bientôt à sa deuxième année avec les Texans, réponde favorablement à son approche peu orthodoxe, le jeune obèse noir de dix-sept ans s'était lui-même lancé le défi que son message texte soit relayé 10 000 fois sur Twitter.  Quel ne fut pas son choc lorsque Caitlyn lui texta la réponse suivante : «Oui, absolument !».  Si Mike réussissait son pari de 10 000 re-tweets, elle serait à ses côtés au bal des finissants.  Ramirez fut encore plus surpris et affolé quand il vit le nombre de re-tweets de son invitation grimper à 4 000, puis à 6 000, à 8 000 et, enfin, à 10 000, vingt-quatre heures à peine après le début de cette plaisanterie.  J'imagine que Caitlyn, elle-même étudiante en communications à l'Université de Houston, ne s'attendait pas non plus à ce que Big Mike réussisse son pari insensé.  Mais elle accepta de remplir sa promesse en se disant excitée d'avoir à choisir une robe de circonstance et de se faire belle comme si c'était sa propre graduation à nouveau.


Prévenue de cette histoire singulière, la Presse ne tarda pas à s'en emparer.  Les demandes d'interviews se multiplièrent auprès de l'improbable nouveau "couple".  Imaginez un peu le portrait : d'un côté, une reine de beauté au corps de déesse, cheerleader professionnelle enviée et admirée; de l'autre côté, un adolescent obèse, noir, simple étudiant au secondaire, footballeur amateur très médiocre, travaillant à temps partiel dans un restaurant McDonalds de sa localité.  Il va sans dire que ses camarades du High School étaient tous contents -et surtout jaloux- de l'aventure vécue par Big Mike.  Ce dernier demeurait incrédule devant les suites d'une idée farfelue qui lui était passée par la tête...




Lorsque le grand soir du bal arriva enfin (photo ci-dessus), Ramirez se rendit, avec sa mère et quelques amis, au Churrascos, un restaurant latino huppé, pour y attendre Caitlyn et souper avec elle.  Comme dans un conte de fée moderne, la séduisante jeune femme fit son apparition dans une longue limousine.  Sous le regard des journalistes, des photographes et des siens, Mike a ouvert la portière de la limousine pour aider sa "date" d'un soir à en sortir.  Après s'être salués et donnés l'accolade, le couple se dirigea vers l'entrée du restaurant, suivis par six autres cheerleaders revêtues de leur uniforme des HTC.  Aux membres des médias qui l'interrogeaient à savoir s'il y aurait un autre rendez-vous avec Caitlyn, Ramirez a rétorqué, en blaguant, qu'il espérait non seulement une nouvelle rencontre mais un mariage !  Invitée à se prononcer là-dessus, mademoiselle Rasmussen a plaidé le 5e amendement de la Constitution des USA.  C'est-à-dire qu'elle a refusé de commenter pour ne pas s'incriminer !


À quelques pas du couple "vedette", la mère de Mike n'en croyait pas ses yeux de voir pareille scène.  Dépassée par les événements, émue aux larmes, elle remerciait Caitlyn et admirait son fils, qui, il ne faut pas l'oublier, célébrait sa graduation !  Aux scribes, elle affirmait que : oui elle était étonnée du tour de force réalisé par son rejeton.  Mais, d'un autre côté, elle le reconnaissait bien dans son audace, son esprit enjoué, son caractère joyeux et sa détermination à atteindre les buts qu'il se fixait.  Pour sa part, le jeune homme tirait de toute cette histoire de rêve que : «certaines choses peuvent paraître impossibles mais ce n'est pas le cas».  Et le nouveau gradué, de conclure : «vous devez oser prendre des risques et quelques-uns seront payants».  Et comment, Big Mike !  Et comment !




Si le jeune Ramirez a pu obtenir les faveurs des meneuses de claque des Texans, on ne peut pas en dire autant pour le populaire "rapper" canadien DRAKE.  Dernièrement, en entrevue dans un poste de radio local, les très sollicitées "pompons girls" du club de foot de Houston ont toutes dit un «non» assez catégorique à la question de l'animateur qui leur demandait si elles accepteraient de "sortir" avec Drake.  Le chanteur aux cinq millions d'albums vendus à travers le monde, a brièvement fréquenté la super star Rihanna (photo ci-dessus), en 2009, après que celle-ci ait rompu une première fois avec son conjoint agresseur Chris Brown.  Drake, 28 ans, natif de Toronto, passe beaucoup de temps au Texas, mais les chances sont nulles pour qu'il le fasse en compagnie de l'une ou l'autre des membres du squad des HTC.  Désolé, "man", elles préfèrent Big Mike !




Elles aiment beaucoup plus aussi l'ex-président américain George H.W. Bush, 91 ans !  À la fin de 2012, quand celui qui fut le 41e président des États-Unis d'Amérique (1989-1993), fut admis aux soins intensifs de l'hôpital universitaire de Houston, les cheerleaders des Texans lui rendirent visite pour lui offrir réconfort et chaleur humaine.  La puissante et très influente famille Bush est indissociable du Texas. Elle a donné deux présidents à la nation (Bush père, et son fils George W. Bush, surnommé simplement "W") et pourrait même en fournir un troisième (ce serait un précédent dans l'Histoire) si Jeb Bush, le frère de l'autre, se présente à l'investiture du Parti Républicain, la remporte, et gagne ensuite l'élection présidentielle de 2016.  Quand, vers la mi-janvier 2013, Bush "père" a obtenu son congé de l'hôpital après s'être remis d'une vilaine bronchite, il s'est souvenu de la gentille attention des meneuses de claque des Texans.  Au mois d'avril suivant, reconnaissant envers ses bienfaitrices, c'est avec une grande joie qu'il offrit une splendide rose à chacune des 35 cheerleaders dont on annonça la sélection lors d'une cérémonie touchante au Methodist Training Center (photo ci-dessus).


Encore plus émues que le vieil homme, ces jeunes femmes fort méritantes, choisies parmi plus de mille candidates plus habiles et jolies les unes que les autres, se disaient privilégiées de côtoyer celui qu'elles considèrent comme un véritable héros qui a non seulement conduit les destinées de la première puissance internationale, mais qui a combattu pour elle lors de la Deuxième Guerre Mondiale.




Même si le squad des HTC n'existe que depuis 2002, année de la renaissance du football de la NFL à Houston (la ville avait déjà détenu une franchise auparavant, -les Oilers-), quelques ex-cheerleaders des Texans sont devenues des célébrités.  Une de celles qui a justement eu la chance de rencontrer le patriarche de la famille Bush, il y a deux ans, est une ex-Miss Wisconsin USA (2010).  Il s'agit de Courtney Laine-Mazza, qui est maintenant l'épouse et la mère des deux enfants du populaire acteur et animateur Mario Lopez (photo ci-dessus).




L'autre ex-"pompons girl" des Texans, qui a également acquis une certaine renommée, est la très "hot" Carrie Milbank (photo ci-dessus) qui est devenue l'hôtesse du "Hockey Show" sur le réseau de télévision de la Ligue Nationale de Hockey (NHL).


Dans le diaporama ci-dessous, vous verrez plusieurs autres filles sexy qui ont brillé, ou qui se démarquent encore, chez les HTC.  C'est sur le super "hit" "CHEERLEADERS", de OMI, que vous vous délecterez des clichés de ces créatures de rêve.  À souligner, le travail remarquable de Felix Jaehn, qui a superbement remixé ce succès musical, pour notre plus grand plaisir !




Puis, admirez les prouesses des formidables cheerleaders des Texans lors de leur séjour à Porto Rico pour les séances photos du fantastique calendrier de l'équipe.


mercredi 15 octobre 2014

TROP SEXY POUR S'EN PASSER : LES FANS DES FLYERS DE PHILADELPHIE OBTIENNENT LE RETOUR DE LEURS "ICE GIRLS".


Ils ne laissent personne indifférent.  Beaucoup de gens pensent qu'ils dépassent les bornes, qu'ils se conduisent mal, qu'ils sont mal élevés, et même qu'ils sont fous.  On parle ici des amateurs de sports de Philadelphie.  Lorsqu'ils se rendent encourager leur club de basket-ball, de football ou de hockey, ils le font avec passion.  Ils ont leur manière bien à eux de manifester leurs sentiments, que ceux-ci soient positifs ou négatifs.  On sait toujours à quoi s'en tenir avec eux.  Leurs opinions sont tranchées et ils les expriment avec un sens de l'humour spécial, qui leur est propre.  Pour eux, le droit de manifester est sacré.  Il est inscrit dans la Constitution des États-Unis, il est un élément fondamental de la grande démocratie américaine, et les mordus de sports de Philadelphie aiment s'en prévaloir et l'exercer.  Par exemple, au hockey, l'organisation des Flyers de Philadelphie, de la Ligue Nationale (NHL), est une des rares équipes à permettre à leurs féroces partisans d'amener des pancartes à l'aréna durant les matchs.  Les messages inscrits sur ces cartons sont souvent "savoureux", et parfois brutaux.  Ils contiennent des mots d'esprit caractéristiques des fans de la ville de l'amour fraternel.  Ils traduisent l'attachement féroce des fans à leur club.  Ils font partie d'une tradition qui ne ménage pas les équipes "ennemies" et leurs supporteurs.  Spectateurs bruyants et pas mal dissipés, les fanatiques des Flyers ne se gênent pas pour tenter d'intimider leurs adversaires, ainsi que leurs partisans.  Par leurs cris de ralliement, leurs chants partisans, de même que par leurs cartons brandis à bout de bras, et sur lesquels apparaissent des mots d'encouragement pour leurs favoris, ou des remarques cinglantes, acerbes ou humiliantes pour les opposants, les fans des Flyers cultivent le chauvinisme à un degré fort élevé.  Ils ont acquis cette réputation au fil des ans, mais c'est au football, à un match des Eagles (NFL), que leur renommée a été consacrée, il y a une vingtaine d'années, quand ils se sont permis de huer...le Père Noël !



Peut-on reprocher à ces passionnés de trop aimer ou de trop encourager leurs équipes de sports professionnelles ?  Remarquer que c'est aussi une arme à deux tranchants.  Quand leurs favoris perdent trop fréquemment, ils manifestent aussi leur mécontentement, et ce, de façon non équivoque...  Oui, ils sont exigeants et ils s'arrangent pour être entendus par les patrons de leurs clubs préférés quand les choses ne vont pas à leur goût.  Ceux-ci ont tout intérêt à les écouter et à satisfaire cette clientèle qui demande rien de moins que l'excellence, de l'intensité au "travail", et un "retour" sur leurs investissements (achat de billets pour les parties, consommation des produits commerciaux du club).  Payant un prix élevé pour assister aux performances de leur équipe, les gens de Philadelphie désirent un spectacle de qualité, que ce soit sur la patinoire, sur le terrain de football ou sur les courts de basket.  On ne peut pas leur passer n'importe quoi sous les yeux sans qu'ils ne s'en aperçoivent sur le champ.  Ainsi, le mois passé, lors du premier match hors-concours des Flyers à Philadelphie, les partisans de "l'Orange Crush" ont réagi immédiatement par des huées bien senties, quand ils ont constaté que les dirigeants du club avaient remplacé les "Ice Girls" par...des "Ice Men".  En effet, pour nettoyer et entretenir la surface glacée durant les arrêts de jeu ou entre les périodes, ce sont des hommes, portant des pantalons longs et des blousons aux couleurs des Flyers, qui faisaient le boulot à la place des femmes sexy et court vêtues, qui avaient l'habitude d'accomplir ces tâches au cours des dernières années.  Pour les fans des Flyers, ces jolies filles faisaient partie du "spectacle" pour lequel ils défraient des montants d'argent assez substantiels.  Il n'était pas question qu'on les prive de cet important et très agréable élément du "show".  Devant leurs protestations véhémentes, les dirigeants des Flyers ont fait volte face en ramenant les "Ice Girls" sur la patinoire et aux abords de l'amphithéâtre où évolue l'équipe.




Pourquoi au juste les responsables de l'organisation des Flyers avaient-ils choisi d'éliminer les "Ice Girls", qui servaient également de cheerleaders, d'hôtesses à l'accueil, de représentantes de l'équipe à des activités communautaires, ou d'agentes de vente ou de distribution de diverses marchandises ?  La réponse à cette question est probablement liée à la controverse qui a éclaté au début de l'année au sujet des mauvaises conditions de travail et du traitement salarial médiocre des meneuses de claques des clubs de la Ligue Nationale de Football (NFL).  J'ai d'ailleurs écrit à ce propos sur mes blogues FOOTBALL MANIA AVEC HACKSAW et CHEERLEADERS ET STARS (voir les liens dans la marge de droite).  Une poursuite judiciaire pour violation des lois du travail avait été entamée par une ex-cheerleader des Raiders d'Oakland.  L'affaire s'est réglée hors cours pour la somme de 1,2 million de dollars américains.  Mais cette première réclamation a fait boule de neige et d'autres poursuites ont suivi dans d'autres villes.  Il a suffi qu'une jeune femme courageuse ose dénoncer une situation d'exploitation et de maltraitance déplorable, pour délier la langue d'autres filles opprimées, y compris des "Ice Girls" de la NHL.  Il faut mentionner que beaucoup de féministes ont depuis longtemps sonné l'alarme pour condamner le "sexisme" dont sont victimes ces mignonnes jeunes femmes qui, à leur avis, se promènent à moitié nue sur des scènes sportives, afin de satisfaire les fantasmes des bandes de voyeurs, qui les regardent souvent comme ces filles légères qu'ils peuvent admirer avidement dans des bars de danseuses nues...




Un article percutant à ce sujet a d'ailleurs paru cet été dans le magazine MOTHER JONES.  On y révèle, par exemple, que des cheerleaders de la NFL doivent passer des tests qui consistent à sauter sur place et faire divers exercices pour que l'on vérifie si elles ont pris trop de poids.  Assez humiliant merci !  En ce qui concerne les "Ice Girls" des Flyers, on a aussi appris qu'elles ne gagnaient que $ 50 pour une journée de travail qui s'étend sur sept heures.  Lorsqu'elles distribuent des programmes ou accueillent les partisans à l'entrée de l'aréna, elles souffrent du froid et on leur interdit de revêtir des vêtements plus chauds que leur léger uniforme de fonction.  Même qu'en 2012, lors des trois jours qu'ont duré le festival "Winter Classic", au cours duquel les Flyers ont joué un match à l'extérieur, les filles, toujours en petite tenue, ont dû travailler dehors alors que le mercure était descendu à 20° F. ou - 7° C..  De plus, on leur défend de manger en public malgré les heures de travail qui peuvent s'étirer longtemps.  Même lorsqu'elles sont dans un restaurant ou dans un autre endroit public, en dehors de leurs heures de travail, elles doivent quitter immédiatement les lieux si un joueur des Flyers arrive ou est présent.  On ne veut pas qu'il y ait des contacts, (et encore moins des liaisons amoureuses) entre les "Ice Girls" et les autres membres du personnel des Flyers.  Sans doute pour éviter ce qui s'est produit à New York, quand une "Ice Girl" des Rangers a porté plainte pour harcèlement sexuel contre un membre officiel de l'organisation du club.  Dans le sillon de cette affaire, les Rangers ont décidé de ne plus engager d'"Ice Girls" à partir de l'année 2007.




Que les directives de leur gérant soient claires ou sous-entendues, à cet effet, les "Ice Girls" savent qu'elles doivent s'organiser pour se faire belles avant d'accomplir leurs tâches devant les fans de l'équipe qui les emploie.  Pour les soins de beauté (maquillage, coiffure, soins dentaires, etc), certaines organisations fournissent du personnel et des services à leurs "girls", alors que d'autres employeurs leur laissent ces responsabilités tout en ne les compensant pas toujours équitablement pour les frais financiers (jusqu'à $ 350 par mois) qu'elles entraînent.


Malgré ces inconvénients, la grande majorité des "Ice Girls" adorent ce qu'elles font.  Elles trouvent excitant le fait d'être le centre d'attraction, lorsqu'elles sont sur la patinoire, quand elles portent les couleurs de l'équipe lors d'événements publics, ou durant des cérémonies communautaires.  Plusieurs filles des Flyers ont réagi avec colère quand elles ont su que certaines de leurs consoeurs s'étaient plaintes de leur traitement aux journalistes.  Surtout quand le club les a remerciées de leurs services cet automne.  «Voilà ce que ces plaintes ont donné», ont-elles déclaré, tristes et amères, avant que l'état-major des Flyers change d'idée et décide de lancer de nouvelles auditions pour ramener les "Ice Girls" au sein de leur personnel.  Elles devront toutefois partager le travail avec des "Ice Men".  «Quand les fans des Flyers expriment leurs préoccupations, nous les écoutons», a affirmé Ike Richman, le vice-président aux relations publiques des Flyers.  «Ils sont indéniablement les partisans les plus passionnés et les plus avertis dans tous les sports», a-t-il poursuivi.  D'où la décision de réembaucher des "Ice Girls" car, comme le dit l'adage, "le client a toujours raison"...




Il y a un moyen bien simple pour que les fans de sports de Philadelphie évitent de conspuer à nouveau le Père Noël.  C'est de leur présenter plutôt une ravissante Mère Noël de ce genre-ci (photo).  En général, bien des gens, y compris des féministes moins enragées, ne s'opposent pas à la présence des "Ice Girls" dans les arénas.  C'est leur uniforme qui pose problème.  Non seulement parce qu'il expose leur corps comme un objet sexuel ou un trophée de chasse, mais parce qu'il est inadéquat à cause du froid qui règne sur la patinoire et à l'entrée des arénas, surtout dans les villes où l'hiver est glacial.  C'est un sujet dont on n'a pas fini d'entendre parler et qui a généré plusieurs centaines de commentaires à la suite des articles de presse qui en ont traité. 


Ci-dessous, un diaporama montrant les splendides "Ice Girls" des Flyers, avec comme thème musical la chanson "Philadelphia Freedom", du grand Elton John.  Le populaire musicien britannique y vante l'esprit de liberté que les citoyens et citoyennes de Philadelphie ont su conserver depuis qu'il a été à l'origine de la révolution d'indépendance américaine de 1776.